John-Taylor Bondfield, un marchand de Québec, acquiert les seigneuries de Sorel et de Ramezay en 1764, des mains de Louise-Geneviève de Ramezay, veuve de Henri-Louis Deschamps de Boishébert, qui l’avait elle-même acquise de sa soeur Louise de Ramezay, pour la somme de 3 580 £., en 1761. L’offre de vente de la seigneurie est détaillé dans le supplément de la Gazette de Québec.
Nous reproduisons ici un extrait de ce document, qui fournit plusieurs informations intéressantes sur l’état de la Seigneurie de Sorel à cette époque.
A VENDRE – La Terre Fief et Seigneurie de Saurel, autrefois dans le Gouvernement de Montréal, quii a deux lieuës et demie de front fur la riviére de Saint-Laurent, à fçavoir, une lieue et demie audelà de la riviére de Richelieu (ou de Saurel) ou elle fe décharge danscelle de Saint-Laurent, dans l’endroit qui compofe le lac St. Pierre, par deux lieuës de profondeur, et une lieuë en deça de ladite riviére de Richelieu (ou de Saurel) par une lieue auffi, bornée d’un bout par la Seigneurie d’Yamaska, et de l’autre par celle de St. Ours Defhailons, avec une terre d’une lieuë et demi en superficie derriére la dite Seigneurie de Saurel, et qui lui a été annexée par Brevet, bornée au Nord par la Seigneurie de la Vallière, au Nord-Eft par celle de Frezeret, et au Sud-Oueft par celle de St-Ours, et fept belles ifles devant ladite Seigneurie, à favoir, l’ifle de St. Ignace, l’ifle Ronde, l’ifle de Grace, l’ifle au Corbeau, l’ifle Madame, l’ifle aux Ours et l’ifle aux Cochons. Dans cette Seigneurie, il y a un domaine ou on peut femer 50 minots de bled par an, avec une bonne maifon, deux granges, une écurie et un bon moulin à vent bâti en pierre, il y a auffi une chute fur laquelle on pourroit bâtir un moulin à eau, qui donneroit un revenu confidérable, comme le pais eft bien peuplé et les habitant font obligés de porter leur grain à quatre lieuës de diftance pour le faire moudre, n’y ayant pas de moulin à cette distance autour du moulin à vent, qui ne fuffit pas pour moudre la moîtié du grain de la Seigneurie feule. Il y a environ 220 conceffions déjà faites dans cette Seigneurie, fur lefquelles il y a des habitants, et qui ne font pas plus que le tiers de la dite Seigneurie, dont le revenu annuel fe monte à 3 000 livres; il y avoit ci-devant un bon moulin à fcie fur cette Seigneurie, et il y a une communication viable entre le lac Champlain et la riviére de St. Laurent, par la riviére de Richelieu (ou de Saurel) aux deux bords de laquelle cette Seigneurie eft fituée, et le pais aux environs de la riviére abonde en bois pour la planche et bordage.
SOURCES : Azarie Couillard-Després, Histoire de Sorel, de ses origines à nos jours (1926) — The Quebec Gazette (La Gazette de Québec)
John-Taylor BONDFIELD
John-Taylor Bondfield, un marchand de Québec, acquiert les seigneuries de Sorel et de Ramezay en 1764, des mains de Louise-Geneviève de Ramezay, veuve de Henri-Louis Deschamps de Boishébert, qui l’avait elle-même acquise de sa soeur Louise de Ramezay, pour la somme de 3 580 £., en 1761. L’offre de vente de la seigneurie est détaillé dans le supplément de la Gazette de Québec.
Nous reproduisons ici un extrait de ce document, qui fournit plusieurs informations intéressantes sur l’état de la Seigneurie de Sorel à cette époque.
A VENDRE – La Terre Fief et Seigneurie de Saurel, autrefois dans le Gouvernement de Montréal, quii a deux lieuës et demie de front fur la riviére de Saint-Laurent, à fçavoir, une lieue et demie audelà de la riviére de Richelieu (ou de Saurel) ou elle fe décharge danscelle de Saint-Laurent, dans l’endroit qui compofe le lac St. Pierre, par deux lieuës de profondeur, et une lieuë en deça de ladite riviére de Richelieu (ou de Saurel) par une lieue auffi, bornée d’un bout par la Seigneurie d’Yamaska, et de l’autre par celle de St. Ours Defhailons, avec une terre d’une lieuë et demi en superficie derriére la dite Seigneurie de Saurel, et qui lui a été annexée par Brevet, bornée au Nord par la Seigneurie de la Vallière, au Nord-Eft par celle de Frezeret, et au Sud-Oueft par celle de St-Ours, et fept belles ifles devant ladite Seigneurie, à favoir, l’ifle de St. Ignace, l’ifle Ronde, l’ifle de Grace, l’ifle au Corbeau, l’ifle Madame, l’ifle aux Ours et l’ifle aux Cochons. Dans cette Seigneurie, il y a un domaine ou on peut femer 50 minots de bled par an, avec une bonne maifon, deux granges, une écurie et un bon moulin à vent bâti en pierre, il y a auffi une chute fur laquelle on pourroit bâtir un moulin à eau, qui donneroit un revenu confidérable, comme le pais eft bien peuplé et les habitant font obligés de porter leur grain à quatre lieuës de diftance pour le faire moudre, n’y ayant pas de moulin à cette distance autour du moulin à vent, qui ne fuffit pas pour moudre la moîtié du grain de la Seigneurie feule. Il y a environ 220 conceffions déjà faites dans cette Seigneurie, fur lefquelles il y a des habitants, et qui ne font pas plus que le tiers de la dite Seigneurie, dont le revenu annuel fe monte à 3 000 livres; il y avoit ci-devant un bon moulin à fcie fur cette Seigneurie, et il y a une communication viable entre le lac Champlain et la riviére de St. Laurent, par la riviére de Richelieu (ou de Saurel) aux deux bords de laquelle cette Seigneurie eft fituée, et le pais aux environs de la riviére abonde en bois pour la planche et bordage.
SOURCES : Azarie Couillard-Després, Histoire de Sorel, de ses origines à nos jours (1926) — The Quebec Gazette (La Gazette de Québec)