Avocat, gentleman farmer, homme politique, magistrat rémunéré et fonctionnaire, né le 30 août 1823 à Londres, troisième fils de Henry Keene Hemming, agent d’immeuble, et de Sophia Wirgman, Suédoise ; décédé le 17 septembre 1905 à Knowlton, Québec.
Mais, en 1867, le brillant juriste, dont on écoute avec grand plaisir les plaidoiries toujours préparées avec soin, aussi bien en français qu’en anglais, et qui possède, dit-on, la plus importante clientèle de la région, décide de faire le saut en politique active. Candidat conservateur dans Drummond et Arthabaska, aux premières élections provinciales tenues après la Confédération, il a l’appui d’une bonne majorité de la population canadienne-française. Il promet des routes pour améliorer le commerce et favoriser l’implantation d’industries, ainsi que la remise en vigueur du projet de construction d’un chemin de fer que Dunkin avait dû abandonner, faute d’argent. Il remporte une victoire éclatante.
À l’Assemblée, Hemming se révèle un travailleur acharné et assidu. Il se prononce sur de nombreux projets de loi – il ne manque qu’un seul vote durant les quatre sessions de son mandat – et en présente lui-même un grand nombre, autant d’intérêt public que privé. Chargé de la rédaction de textes juridiques devant servir, entre autres, à la refonte du Code municipal et à l’amélioration des lois sur le commerce et l’industrie, il y met beaucoup de son temps. Nommé président du comité chargé d’étudier la question des chemins de fer au Québec, il fait des recommandations et des interventions en Chambre en faveur des chemins à lisses de bois, qui incitent le gouvernement, en 1869, à adopter un projet de loi autorisant leur construction. Grâce à cette mesure, les régions de colonisation, qui ne peuvent alors se payer de véritables chemins de fer, pourront communiquer plus facilement avec les grandes lignes ferroviaires existantes. L’une des premières compagnies à se former dans ce but est la Compagnie du chemin à lisses des comtés de Richelieu, Drummond et Arthabaska, dont le réseau reliant Sorel, Drummondville et Acton (Acton Vale) permettra au comté de Drummond de sortir de l’isolement qui paralysait son commerce et son industrie [V. Louis-Adélard Senécal*].
Edward John HEMMING
Avocat, gentleman farmer, homme politique, magistrat rémunéré et fonctionnaire, né le 30 août 1823 à Londres, troisième fils de Henry Keene Hemming, agent d’immeuble, et de Sophia Wirgman, Suédoise ; décédé le 17 septembre 1905 à Knowlton, Québec.
Mais, en 1867, le brillant juriste, dont on écoute avec grand plaisir les plaidoiries toujours préparées avec soin, aussi bien en français qu’en anglais, et qui possède, dit-on, la plus importante clientèle de la région, décide de faire le saut en politique active. Candidat conservateur dans Drummond et Arthabaska, aux premières élections provinciales tenues après la Confédération, il a l’appui d’une bonne majorité de la population canadienne-française. Il promet des routes pour améliorer le commerce et favoriser l’implantation d’industries, ainsi que la remise en vigueur du projet de construction d’un chemin de fer que Dunkin avait dû abandonner, faute d’argent. Il remporte une victoire éclatante.
À l’Assemblée, Hemming se révèle un travailleur acharné et assidu. Il se prononce sur de nombreux projets de loi – il ne manque qu’un seul vote durant les quatre sessions de son mandat – et en présente lui-même un grand nombre, autant d’intérêt public que privé. Chargé de la rédaction de textes juridiques devant servir, entre autres, à la refonte du Code municipal et à l’amélioration des lois sur le commerce et l’industrie, il y met beaucoup de son temps. Nommé président du comité chargé d’étudier la question des chemins de fer au Québec, il fait des recommandations et des interventions en Chambre en faveur des chemins à lisses de bois, qui incitent le gouvernement, en 1869, à adopter un projet de loi autorisant leur construction. Grâce à cette mesure, les régions de colonisation, qui ne peuvent alors se payer de véritables chemins de fer, pourront communiquer plus facilement avec les grandes lignes ferroviaires existantes. L’une des premières compagnies à se former dans ce but est la Compagnie du chemin à lisses des comtés de Richelieu, Drummond et Arthabaska, dont le réseau reliant Sorel, Drummondville et Acton (Acton Vale) permettra au comté de Drummond de sortir de l’isolement qui paralysait son commerce et son industrie [V. Louis-Adélard Senécal*].
incomplet
sources: Tiré d’un texte de Maurice Milot, dans le Dictionnaire biographique du Canada.