Officier, spéculateur foncier, juge et fonctionnaire, né le 4 ou le 24 décembre 1735 dans la paroisse de Stamford, Connecticut, fils de Joseph Jessup et d’Abigail James ; en 1760, il épousa Abigail Dibble, et ils eurent deux enfants ; décédé le 3 février 1816 à Prescott, Haut-Canada
Comme de nombreux membres des King’s Loyal Americans avaient été dispersés au cours de la campagne de Burgoyne qui se solda par un fiasco, l’unité n’atteignit jamais son plein effectif et demeura, pendant les quatre années suivantes, une sorte d’annexe semi-indépendante au régiment de Johnson. On l’employait surtout à construire et à réparer les fortifications aux environs de Montréal, de Sorel et de la partie sud du lac Champlain, ou à y tenir garnison ; elle participa, néanmoins, à plusieurs raids dans la colonie de New York. Edward Jessup prit part à de tels raids, en octobre 1780 et, de nouveau, à l’automne suivant. Ce sont probablement les services ainsi rendus, de même que sa compétence administrative, qui amenèrent le gouverneur Haldimand à le choisir, plutôt qu’Ebenezer, comme commandant-major du nouveau corps des Loyal Rangers, créé le 12 novembre 1781 à partir d’un certain nombre de formations militaires plus petites, dont les King’s Loyal Americans. La nouvelle unité fut bientôt connue sous le nom de Jessup’s Rangers.
Jessup’s Rangers, stationnés à Sorel et Verchère
Jusqu’à leur licenciement, le 24 décembre 1783, les Jessup’s Rangers furent employés au même genre de tâches que l’avaient précédemment été les King’s Loyal Americans. Habituellement stationnés à Sorel ou à Verchères, ils fournissaient leurs garnisons aux postes de Yamaska, de Rivière-aux-Chiens, de l’île aux Noix et de Dutchman’s Point (près d’Alburg, Vermont).
SOURCES : Extrait du texte de Reginald Arthur Bowler, dans le Dictionnaire biographique du Canada — The Settlement of the United Empire Loyalists on the Upper St. Lawrence and Bay of Quinte in 1784. A documentary record transcribed and edited by brig.-general E. A. Cruikshank, Toronto, Ontario Historical Society, 1934. — Azarie Couillard-Després, Histoire de Sorel de ses origines à nos jours (1926)
Edward JESSUP
Officier, spéculateur foncier, juge et fonctionnaire, né le 4 ou le 24 décembre 1735 dans la paroisse de Stamford, Connecticut, fils de Joseph Jessup et d’Abigail James ; en 1760, il épousa Abigail Dibble, et ils eurent deux enfants ; décédé le 3 février 1816 à Prescott, Haut-Canada
Comme de nombreux membres des King’s Loyal Americans avaient été dispersés au cours de la campagne de Burgoyne qui se solda par un fiasco, l’unité n’atteignit jamais son plein effectif et demeura, pendant les quatre années suivantes, une sorte d’annexe semi-indépendante au régiment de Johnson. On l’employait surtout à construire et à réparer les fortifications aux environs de Montréal, de Sorel et de la partie sud du lac Champlain, ou à y tenir garnison ; elle participa, néanmoins, à plusieurs raids dans la colonie de New York. Edward Jessup prit part à de tels raids, en octobre 1780 et, de nouveau, à l’automne suivant. Ce sont probablement les services ainsi rendus, de même que sa compétence administrative, qui amenèrent le gouverneur Haldimand à le choisir, plutôt qu’Ebenezer, comme commandant-major du nouveau corps des Loyal Rangers, créé le 12 novembre 1781 à partir d’un certain nombre de formations militaires plus petites, dont les King’s Loyal Americans. La nouvelle unité fut bientôt connue sous le nom de Jessup’s Rangers.
Jessup’s Rangers, stationnés à Sorel et Verchère
Jusqu’à leur licenciement, le 24 décembre 1783, les Jessup’s Rangers furent employés au même genre de tâches que l’avaient précédemment été les King’s Loyal Americans. Habituellement stationnés à Sorel ou à Verchères, ils fournissaient leurs garnisons aux postes de Yamaska, de Rivière-aux-Chiens, de l’île aux Noix et de Dutchman’s Point (près d’Alburg, Vermont).
SOURCES : Extrait du texte de Reginald Arthur Bowler, dans le Dictionnaire biographique du Canada — The Settlement of the United Empire Loyalists on the Upper St. Lawrence and Bay of Quinte in 1784. A documentary record transcribed and edited by brig.-general E. A. Cruikshank, Toronto, Ontario Historical Society, 1934. — Azarie Couillard-Després, Histoire de Sorel de ses origines à nos jours (1926)