Azarie COUILLARD-DESPRÉS


  

Né le 4 mars 1876 à Saint-Albans (Vermont) – Mort à Notre-Dame-de-Sorel le 8 décembre 1939.

Il était le fils de François-Azarie Couillard-Després, cultivateur et de Valérie Larose-Chagnon. Il a fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe, puis ses études philosophiques et théologiques au Grand Séminaire de Montréal. Ordonné prêtre à Saint-Hyacinthe le 29 juin 1905, il a commencé par exercer son ministère tantôt comme vicaire, tantôt comme aumonier, à Saint-Ours, Saint-Simon-de–Bagotville et Iberville. Il a obtenu une cure à Felishburg en 1919 et a été curé de Saint-Paul d’Abottsford de 1922 à 1930 et de Notre-Dame-de-Sorel, de 1930 à 1939, soit jusqu’à sa mort. Parallèlement, il a créé une oeuvre que bien des historiens patentés de notre temps présent pourraient lui envier.

Prêtre et historien

Béatrice Chassé, dans le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, a présenté en ces termes ce qui aurait déclenché en lui le désir d’écrire sur l’histoire:

«Azarie Couillard-Després n’a encore que onze ans quand sa grand-mère, mourante, le mande auprès de son lit et lui remet une liasse de documents anciens, jaunis par le temps. Ce sont les titres de propriété de la famille Couillard-Després. Le jeune homme passe donc sa vie à étudier l’histoire de sa famille et à prouver les droits des descendants de Charles de Saint-Étienne de la Tour, alliés aux familles Couillard de la Rivière du Sud.» (in Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec)

Sa réputation d’érudit et ses écrits lui valurent d’entrer à la Société Royale du Canada en 1918; il a aussi été membre de la Société historique de Montréal, de la Société de géographie du Québec et de la Société d’histoire du Canada. En 1925, il a fait un stage d’études en Europe pour consulter les archives de Paris et de Londres.

En plus de produire une oeuvre fréquemment citée par les historiens jusqu’à aujourd’hui, Azarie Couillard-Després a laissé sa marque par la mise sur pied du Comité du Monument Hébert (1915), dont le mandat consistait à assurer le financement et la réalisation d’un monument en l’honneur de Louis Hébert, et ainsi souligner le tricentenaire de son arrivée en Nouvelle-France.

Dans une lettre circulaire en date du 31 juillet 1915, destinée à assurer le financement populaire du projet par l’intermédiaire des curés, on peut lire:

«… pour célébrer dignement le troisième centenaire de l’arrivée en notre pays du premier Colon, Louis Hébert, un comité s’est formé afin d’ériger sur la Place de l’Hôtel-de-Ville, à Québec, un monument qui sera l’expression de la reconnaissance du peuple canadien-français à l’égard de Celui qui, après Champlain, a pris la plus grande part à l’établissement de notre pays.

Ce monument représentera encore directement la classe agricole; et, comme le dit Son Éminence le Cardinal Bégin, : « il sera l’honneur de cette classe des vaillants défricheurs de notre sol, de ceux qui y fons croître les moissons rémunératrices, du labeur persévérant et nécessaire pour la subsistance de nos populations.»

À titre de président, du dit Comité, M. Couillard-Després inaugura le monument au début septembre 1918, une oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté composée de trois statues de bronze reposant sur un piédestal en granit de Stanstead, que l’on peut voir encore aujourd’hui dans son nouvel emplacement du Vieux-Québec, au parc Montmorency, du côté de la rue des Remparts. Les plans d’installation ont été réalisés par l’architecte M.-E. Charest.

(Pour plus d’informations sur le Monument Hébert, voir le beau site Familles Hébert et Couillard, les premiers colons. Voir aussi le document: Document photographique: Le Monument Louis Hébert)

LES OEUVRES D’AZARIE COUILLARD DESPRÉS EN TEXTE INTÉGRAL SUR LE WEB

Autre indice de l’importance de l’oeuvre de Couillard-Després, de sa pertinence en ce début de vingt et unième siècle, la Bibliothèque Nationale du Québec rend disponible en texte intégral sur le Web les livres suivants:

  • Autour d’une auberge (sous le pseudonyme de A. C. de Libois)
    Montréal: Imprimerie de la Croix, 1909, 183 p.
    Ce roman à thèse, la première oeuvre publiée de Azarie Couillard-Després, traite des méfaits de l’alcool.
    (télécharger en format PDF – 9.2 megs)

  • Histoire des seigneurs de la Rivière du Sud
    Saint-Hyacinthe: Imprimerie de « La Tribune », 1912, 401 p.
    (télécharger en format PDF - 33 megs)

  • Histoire de la seigneurie de St-Ours
    Montréal: Imprimerie de l’Institution des sourds-muets, 1915, 2 vol.
    (télécharger le vol. I en format PDF - 15.9 megs)
    (télécharger le vol. II en format PDF – 29.1 megs)

  • La noblesse de France et du Canada
    Montréal: le Pays laurentien, G. Malchelosse, 1916, 73 p.
    Préface de Victor Morin
    (télécharger en format PDF – 3.9 megs)

  • Observations sur l’Histoire de l’Acadie françoise de M. Moreau, Paris 1873: réfutation et mise au point
    Montréal, (s. n.), 1919, 149 p.
    Préface de l’abbé Élie-Joseph Auclair
    (télécharger en format PDF – 7.2 megs)

  • Rapport des fêtes du IIIe centenaire de l’arrivée de Louis Hébert au Canada,
    1617-1917
    Montréal,: Imprimerie de La Salle, 1920, 160 p.
    (télécharger en format PDF – 14.8 megs)

  • En marge de La tragédie d’un peuple de M. Émile Lauvrière: ou Erreurs sur l’histoire de l’Acadie réfutées
    Bruges : Desclée de Brouwer, 1925, 117 p.
    (télécharger en format PDF – 4 megs)

  • Histoire de Sorel de ses origines à nos jours
    Montréal: Imprimerie des sourds-muets, 1926, 343 p.
    (télécharger en format PDF – 17 megs)

  • Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur, lieutenant-général en Acadie, et son temps, 1593-1666
    Arthabaska: Imprimerie d’Arthabaska, incorporée, 1930, 497 p.
    (télécharger en format PDF – 39.1 megs)

  • Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur en Acadie, 1593-1666, au tribunal de l’histoire
    (S. 1.): (s. n.), (1932), 93 p.
    (télécharger en format PDF – 9.2 megs)

SOURCES : Les oeuvres de Azarie Couillard Després sont accessibles en texte intégral (format PDF) sur le site de la Bibliothèque Nationale du Québec.